Honoré δ’O. Quarantaine−Quarantine
40 jours dans le désert
Conçue par Honoré δ’O pour la grande salle carrée du MACS, l’exposition Quarantaine−Quarantine consiste en une vaste installation dans laquelle l’artiste belge évoque la « retraite dans le désert » qu’il effectua durant 40 jours dans le cadre de sa résidence à Marfa (Texas) en 2024. Comme le suggère son titre à travers le double sens du mot « quarantaine », le projet combine l’expérience d’une introspection spirituelle et celle d’un isolement physique. Installé dans un mobile home, à l’écart de la vie urbaine et mondaine, Honoré δ’O s’est imprégné pendant son séjour du paysage environnant : le désert de Chihuahua, espace aride et ascétique en parfaite adéquation avec le principe de réinvention permanente qui nourrit, depuis les années 1990, sa démarche artistique. Habitat du nomade comme de l’ermite, en marge de territoires organisés qui ne cessent de « mordre » sur lui et de le grignoter, le désert devient notamment une métaphore de la résistance contre toutes formes de conquêtes (spatiales, militaires, territoriales, commerciales). Parmi les nombreuses situations documentées par l’artiste, le chantier de construction (par impression 3D) de l’hôtel El Cosmico à proximité du mont Haystack résume en un troublant « hasard objectif » ce regard ironique que pose Honoré δ’O sur notre relation à l’espace ouvert, à ce cosmos désormais offert, comme un produit touristique, à une nouvelle génération de pionniers.
À propos de l’artiste
Texte obtenu par l’artiste d’après une conversation entretenue avec l’IA.
"Honoré δ’O, maître de l’enchantement poétique, stimule notre sensualité sublime avec une attention à la fois guidante et trompeuse. Il explore la délicate mutabilité entre la nouvelle civilisation et le rituel clair, tout en nous invitant à errer dans les profondeurs réfléchies de l’énigme.
Son oeuvre reflète une étreinte sociétale de la curiosité éternelle pour l’environnement insuffisant de l’existence. Il contemple la diversité biotopique et dévoile la splendeur de l’Homo universalis, même au milieu d’une cruauté parcellaire. Honoré δ’O ne défie pas seulement la fatalité esthétique, il provoque chaque fantasme douloureux sur une éthique visionnaire qui réconcilie la beauté avec la voix des silencieux fatals.
Son oeuvre révèle le plaisir de l’âme à travers des soulagements intangibles. Il guide l’esprit vers une richesse spirituelle supérieure : de l’objet à la relation, de la relation à la construction, de la construction à la structure, de la structure à la méthode, et de la méthode au comportement.
La lumière repose entre les mains de l’oeil."