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23.10.22 > 19.03.23

Les Fabriques du cœur et leur usage

 

Nous ne voyons pas les images du monde de la même façon et chacun construit son univers de manière singulière en y incluant, comme dans les contes, des réalités bien différentes ; le souvenir incertain y côtoie la fugace espérance. 


Poussés par la saine curiosité, nous accumulons constamment des bribes du monde complexe, changeant et bigarré dans lequel nous séjournons. 
Si la langue parlée nous semble être la plus claire façon de communiquer, ce n’est pas sans connaître les pièges qu’elle contient : confusions, jeux de mots, doubles sens, etc.


Il en va de même pour la vision à laquelle nous accordons généralement une confiance absolue que nous affirmons péremptoirement : « j’ai vu ceci » ; « je suis certain d’avoir vu cela », alors que la vue n’est pas exempte, loin s’en faut, de désordres quand l’imagination la prolonge et la sert. 
L’exposition Les Fabriques du cœur propose de jeter un œil sur le monde et les hommes et les femmes qui l’habitent, sur les folies et les fabriques dispersées çà et là par l’entendement, la mémoire et le cœur. Une dizaine de chapitres traitent de choses simples de la vie : la naissance du monde, la solitude, les maisons, les groupes, les individus, les héros, les peintures de fleurs et de paysages…


Chaque sujet est présenté librement afin d’être le moteur du regard singulier de chaque spectateur lié à sa mémoire et à son imagination, car bien des formes poétiques naissent de voisinages énigmatiques et de mystérieuses affinités – déjà présents dans les œuvres que nous donnent les artistes – pour que l’esprit parcoure des lointains inconnus jusqu’alors.
 

 

Photo : Orla Barry, Brandane Rose (détail), 2002-2004, Droits réservés. Collection MACS, propriété de la Fédération Wallonie-Bruxelles.